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[GUIDE] Dépannage MiniDisc V2

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La nouvelle version



Voici la nouvelle version en-ligne du guide de 2004 que vous pouvez toutefois retrouver ici. Elle sera plus facile à mettre à jour pour moi via ce CMS qu'avec le traditionnel document Word et l'exportation en format PDF.

Sommaire





Pourquoi ce guide ?



Malgré le fait que le Minidisc soit un format magique, vous êtes nombreux à poster sur les forums des problèmes récurrents que vous rencontrez lors de l’utilisation de vos lecteurs/enregistreurs (qu’ils soient portables ou de salon). Cet article peut aider la plupart d’entre vous à résoudre leur problème avec une méthode « débrouille » et un peu de bon sens.

J’ai créé ce document afin d’apporter une réponse unique à un problème global auquel la plupart des utilisateurs de produits MiniDisc auront affaire un jour… même lointain. De plus c’est une manière d’apporter mon aide sans réitérer plusieurs fois les mêmes propos que ce soit dans les forums ou les newsgroups. Le problème du Minidisc, c'est qu'il s'agit de nos jours d'un format abandonné. Plus personne n'entends parler du Minidisc et les réparateurs n'acceptent plus ces appareils. Enfin n'acceptaient, car depuis qu'il y a des tutoriels sur la toile, depuis bizarrement ils acceptent à nouveau de les reprendre.

Je me suis aperçu que sur les forums on répond souvent un peu n’importe comment, combien de fois ais-je vu des réponses du type : « ton bloc optique est bientôt mort, il faut le changer, c’est le début de la fin pour toi » et j’en passe… à cause d’un problème bien mineur dans la plupart des cas. Ce guide est là pour essayer de vous aider à réparer/entretenir votre matériel MD tout seul, vous verrez qu'un simple nettoyage peut parfois suffire.

Responsabilité



Il est quand même de mon devoir de vous mettre en garde. Disons que c’est plus une formalité qu'autre chose mais je tiens à vous rappeler que vous êtes maître de vos actes (enfin normalement), par conséquent je ne suis en aucun cas responsable de vos agissements. Il se peut que vous vous retrouviez par la suite avec un problème plus grave que vous aviez au départ. Ce petit guide sert juste d’indication de manière ludique, tout ce que vous y trouverez à l’intérieur n’est qu’à titre d’information, basée sur mon expérience dans ce domaine. Tout ici n’est pas à tenir pour « parole d’évangile », une vérité absolue

Fonctionnement



Avant de vouloir réparer du MiniDisc, il faut savoir comment ça marche. N'hésitez pas à lire la FAQ avant de continuer. Contrairement à ce que vous avez surement toujours cru, le Minidisc ne se grave pas comme un CD-RW. Il ne s'agit pas d'un vulgaire CD-RW de 6,5cm dans une cartouche. Il faut ici faire une distinction entre le Minidisc pré-enregistré et le Minidisc enregistrable.

Le Minidisc pré-enregistré est pressé en usine comme un CD-Audio du commerce et se lit de la même façon que ce dernier, avec un laser qui lit des sillons, des creux qui forment les 0 et 1. C'est un disque optique qui est dans la cartouche.

Le Minidisc enregistrable (sous-entendu également ré-enregistrable) est quant à lui magnéto-optique. La lecture s'effectue par un laser, comme pour le MD pré-enregistré, mais il nécessite un rayon laser un poil plus puissant car la surface du disque est moins réfléchissante. Mais c'est surtout à l'enregistrement que se trouve la plus grosse différence : l'enregistrement est quand à lui magnétique. Lorsqu'on enregistre sur un Minidisc, c'est une tête d'écriture qui va se placer au dessus du disque qui va inscrire les données. Cette tête, généralement le couleur blanche, appelée tête d’enregistrement vient se poser à la surface du disque. Dans le même temps, par dessous, le laser va quand à lui être allumé à sa puissance maximale (environ 7 mW) pour aller chauffer à environ 180°C le disque, de l'autre coté de la tête magnétique. C'est par cette combinaison que le disque peut être enregistré/réenregistré à volonté. C'est un disque magnéto-optique qui est dans la cartouche. C'est pour cela qu'on ne parle pas de "gravure" pour un MD, contrairement au CD, ce n'est pas un laser qui grave des pits (0 et 1), mais bien une tête magnétique qui polarise des particules magnétiques à la surface du disque. Voila ce que l'on trouve dans un lecteur/enregistreur Minidisc :

A : la tête d'enregistrement (jaune)
B : le bloc optique avec sa lentille (rouge)




Évidemment, si l'appareil ne fait que "lecteur", la tête d'enregistrement ne sera pas installée.

Voici une image de deux minidiscs, celui de gauche est un MD pré-enregistré de Pink Floyd, celui de droite est un MD enregistrable de 60 minutes Sony. Vous remarquerez qu'il n'y a pas de loquet de protection sur le dessus du Minidisc pour le premier. Pourquoi ? Il n'y a pas besoin, tout simplement, car il n'est pas enregistrable, donc pas la peine de laisser un espace au dessus du disque pour que la tête d'enregistrement vienne se poser, et ça fait plus d'espace pour une jolie étiquette...



Le volet protecteur de dessous lui est toujours présent évidemment.



Ici vous pouvez remarquer que la teinte du disque n'est pas la même entre les deux types. A gauche sur le MD pré-enregistré, c'est comme un CD pressé classique, gris clair. A droite sur le MD enregistrable, genre comme un CD-RW, brun/violet.



Plus d'infos sur l'enregistrement physique sur un Minidisc : http://www.minidisc.org/beyond_the_caddy.html

Références des mécaniques & bloc optiques



Vous trouverez ici une liste (non exhaustive) des appareils Sony Minidisc produits, chacun d'entre-eux renferme une base mécanique avec un bloc optique. Selon le modèle de cette mécanique (et donc sa génération) vous aurez droit à tel ou tel problème de série généralement constaté. Avant de parcourir le chapitre suivant, trouvez le modèle de mécanique qui est embarqué selon le modèle de votre appareil en cliquant sur le lien ci-dessous. Sinon ouvrez votre appareil et servez-vous des images pour trouver celle incluse dans votre appareil MD.

Rappel : le numéro de modèle commence généralement par "MDS-" ou "MDX-".

Liste des modèles et mécaniques



Pannes de série



Dans le monde du MD il y en a eu des pannes diverses et variées depuis 1992... Voici un petit florilège des pannes récurrentes selon les mécaniques et les modèles concernés. Je n'aborderai ici que des appareils fixes, c'est à dire soit les platines de salon ou de broadcast/studio. Le monde des appareils MD nomades (baladeurs) est plus compliqué.

Fiabilité et millésimes



Il y a une chose que l'on peut louer avec le matériel MD Sony c'est qu'il a été en perpétuelle évolution entre le lancement du format en 1992 et sa mort en 2011-2013. Ce qui signifie globalement que les appareils les plus fiables sont les plus récents. Depuis 1999/2000 les mécaniques produites ne souffrent d'aucun défaut de série constaté. La totalité des problèmes se situent sur les premières mécaniques produites (avant 1999).

Mécanique de première génération : MDM-1 (1993-1994)





Modèles concernés : MDS-101 / MDS-102 / MDS-501 / MDS-B1 / MDS-B2P / MDS-B3 / MDS-B4P
Bloc-optique associé : KMS-140B ou KMS-140C


Comme expliqué ici : Restauration MDS-101, la MDM-1 souffre de pas mal de défauts de jeunesse, ce qui rend les platines qui l'embarque "capricieuses" et qui des-fois provoquent le déraillement du bloc optique. Le KMS-140 lui-même est rarement en cause, il est costaud. Le responsable est souvent le moteur de SLED.

Pannes récurrentes
Description

Fréquence

Difficulté de réparation


Les condensateurs CMS avec ESR élevée et/ou qui fuient sur les cartes RF et servo. Ceci entraine des problèmes de lecture.


Presque toujours
Fastidieux

La partie Servo/Drive qui chauffe (LA6523/LA6520). Les condensateurs à proximité souffrent de la chaleur dégagée et leur durée de vie en est défavorablement impactée.


Presque toujours
Fastidieux

La graisse devient dure sur la pignonnerie de sled. Ceci entraine des problèmes de lecture.


Très souvent
Difficile

Le moteur spindle, qui fait tourner le disque, souffre d'une usure prématurée par grippage. Ceci entraine des problèmes de lecture.


Rarement
Fastidieux

La courroie de chargement qui se détériore. Le MD ne peut être éjecté ou inséré.


Souvent
Facile

Affaissement du moyeu sur le moteur spindle. Le MD se trouve placé à une mauvaise hauteur par rapport à la lentille. Ceci entraine des problèmes de lecture.


Des fois
Difficile


Note : Beaucoup de réglages manuels par résistances ajustables CMS à faire. Le réglage d'une mécanique MDM-1 n'est pas à la portée de tout le monde.

Récapitulatif fiabilité
Mécanique Bloc optique Électronique








Mécanique de seconde génération : MDM-2 (1995-1996)





Modèles concernés : MDS-303 / MDS-503 / MDS-JA3ES / MDS-S30 / MDS-S35 / MDS-B5 / MDS-B6P
Bloc-optique associé : KMS-210A


Avec la MDM-2 on fait déjà un grand pas en avant. Fini les 36 réglages du bloc optique, fini les problèmes de moteur, fini les circuits qui chauffent et enfin fini les problèmes de condensateurs qui fuient.

Pannes récurrentes
Description

Fréquence

Difficulté de réparation


Switch de détection fin de course du bloc optique (S101 sur la BD Board) défaillant. Ce problème peut être intermittent. Pas de tentative de reconnaissance des disques. Message TOC WRITING clignotant à l'infini au moment de l'éjection.


Souvent
Difficile

La courroie de chargement qui se détend/patine. Les disques ne sont pas chargés ou éjectés.


Souvent
Facile

Affaissement du moyeu sur le moteur spindle.


Rare
Moyen


Le KMS-210A est aussi fort réputé pour ne pas bien tenir la distance supposément en raison d'une dérive en température comme évoquée dans ce lien (forum minidisc allemand). Il est vrai que parmi toutes les réparations que j'ai faites, c'est le modèle de bloc que j'ai eu à remplacer le plus souvent.

Il s'avère que c'est bien le bloc optique qui déraille et qui pompe de plus en plus d’énergie au fur et à mesure qu'il chauffe. Il entre dans une sorte de cercle vicieux. Voici une image lors d'un test sur un MDS-302. Le multimètre mesure la valeur IOP (entre les points +5V et IOP). Normalement, selon le bloc à la fabrication, cette valeur est située entre 81 et 90 mV (inscrit sur l'étiquette). Ici après 40 minutes d'enregistrement, la valeur IOP fait des pics pour atteindre 95.5mV. Ce n'est pas trop grave. Idem dans le mode test. Soyons clairs, tous les lasers "dévient" à chaud y compris les KMS-260 et 262 (~50mA) mais c'est plus prononcé sur le 210A qui consomme plus de courant (~85mA).



Cette dérive existe aussi en lecture (0.44 -> 0.53 mV) mais elle est moins problématique. Le seul palliatif que j'ai trouvé est de volontairement sous-calibrer la puissance laser. Au lieu des 7.0mW préconisés, je le bride à 6.7mW au lasermètre. La lecture et l'enregistrement sont OK. Espérons que cela puisse améliorer sa durée de vie. Autre expérience avec une MDS-B5 (un modèle plus sérieux car professionnel). Le bloc optique est donné pour 87.7mA ou mV pour 7.0mW d'après l'étiquette.



Vous pouvez vérifier qu'il est bien étalonné avec le lasermètre :

Laser

0.7mW -> 0.75mW

3.5mW (OK)

7.0mW --> 7.1mW



Testons un enregistrement :

Au début (87,78mV c'est OK) :



Après 2 minutes (89,47mV) :



Après 60 minutes, ça se stabilise à 95-96mV :



Le manuel de service précise que la valeur doit se situer à +- 10%, donc on est dans les clous pour celui-ci mais sur le long terme rien de moins sûr. A ce jour (février 2014), le KMS-210A n'est plus livrable en pièce détachée par les grossistes habituels. Il en reste quelques uns sur eBay mais à des tarifs astronomiques. :?

Récapitulatif fiabilité
Mécanique Bloc optique Electronique








Mécanique de troisième génération : MDM-3 (1996-1998)





Modèles concernés : MDS-S37 / MDS-S38 / MDS-S39 / MDS-JE320 / MDS-JE500 / MDS-JE510 / MDS-JE700 / MDS-J3000ES
Bloc-optique associé : KMS-260A ou B


Elle a fait parler d'elle la MDM-3. Elle avait tout pour plaire pourtant si malheureusement des micro-interrupteurs foireux n'avaient pas entaché sa réputation. Nettement plus compacte que la MDM-2, construite toute en métal, elle à l’immense avantage de ne pas avoir de courroie (qui était source de problème).

LA PANNE MAJEURE :

Les micro-interrupteurs utilisés dans l'assemblage de ces mécaniques on connu des problèmes de fabrication. Il en ressort que ces switchs envoient de mauvaises informations aux processeurs. Et notamment le switch le plus important d'entre eux, celui qui détecte l'insertion du Minidisc, le S685 "CHUCKING IN". Le principal symptôme visible : la platine cherche toujours à aspirer un MD que vous n'avez pas inséré. La platine essaye donc de faire bouger le chariot qui est verrouillé et fait forcer ses engrenages. On entends alors un "bruit de mitraillette". Ce bruit, ce sont les dents des engrenages qui rappent les unes sur les autres entre deux roues. Les dents se rongent et au bout d'un moment si rien est fait, les dents sont bouffées et la mécanique n'aspire plus et n’éjecte plus le Minidisc. Dès que vous entendez ce bruit de mitraillette, stoppez tout en coupant le courant, ne faites pas comme cet *%*#!?$ :



Oh, Oh, Oh OhOH.... Oh ^^ Qu'est ce qu'il se passe ?

Le site pour la procédure originale : http://snnake11.tripod.com/. Vous trouverez plus d'explications dans les vidéos suivantes (exemple avec une MDS-S38) :



Autres causes de pannes :

  • problème de switchs : la platine discerne mal les Minidisc protégés et non-protégés (contre l'écriture).
  • la tête d'écriture peut parfois être happée par le mécanisme et se tordre, voire se couper.


Pour éviter le pliage voire la cassure de la tête d'enregistrement, il faut l'empêcher de remonter trop haut sous peine de se faire happer par le chariot et retourner comme une crêpe. C'est une chose fréquente sur la MDM-3 lorsque les problèmes mécaniques cités plus hauts apparaissent. La tête d'enregistrement se retrouve souvent tordue car elle touche la partie métallique (rond jaune).



Pour éviter cela on peut soit coller un bout de plastique rigide au dessus de la tête d'enregistrement. Le plastique transparent provient d'un morceau découpé d'une chemise plastique. Des ciseaux et un pistolet à colle sont nécessaires. Ce correctif a été mis en oeuvre en usine chez Sony à la fin de la commercialisation de la MDM-3.



Le mieux étant quand même de limer sur un 1/2mm voire 1mm un peu au Dremel cette partie métallique pour laisser plus de marge de débattement à la tête d'enregistrement.

Récapitulatif fiabilité
Mécanique Bloc optique Electronique








Mécanique de quatrième génération : MDM-4





Modèles concernés : MDS-JA30ES, MDS-JA50ES
Bloc-optique associé : KMS-210A


Il s'agit d'une MDM-2 mais en version tiroir. RAS mécanique fiable, en cas de panne suspecter la courroie qui se casse et se transforme en gomme collante avec les années... Voir l'article sur la MDS-JA30ES. Les principales causes de pannes :

  • la courroie.


Mes conseils/astuces :

  • Voir la partie concernant la MDM-2


Récapitulatif fiabilité
Mécanique Bloc optique Electronique








Mécanique de cinquième génération : MDM-5 (1998-1999)





Modèles concernés : MDS-JE330 / MDS-JE520 / MDS-JE530 / MDS-JB920 / MDS-S40 / MDS-S41
Bloc-optique associé : KMS-260A ou B


Encore plus compacte que sa grande sœur la MDM-3 qu'elle remplace, cette mécanique est la plus fiable car la plus simpliste (pour l'époque). Quasiment toute faite en plastique, pas de courroie, pas de switch défectueux, c'est un sans-faute.

J'ai quand même eu l'occasion de devoir réparer la MDS-JB920 d'une personne pour laquelle la machine refusait de prendre les minidiscs qu'on insérait, il fallait forcer pour que le MD soit aspiré. Ce phénomène arrive lorsque la graisse devient trop dure. La mécanique du chariot est composée de 3 roues, la A, la B et la C. Retirez les vis des roues A et C. Pour la roue A vous pourrez sans problème ensuite la tirer vers le haut pour l'enlever, c'est par contre plus délicat pour les roues B et C, donc laissez-les en place. Une fois les deux vis retirées, déposez à l'aide d'une seringue une goutte d'huile fine sur l'axe en plastique noir des trois roues (E) pour ramollir la graisse. Au remontage ne verrouillez pas les vis des roues A et C à fond (sinon vous bloquez les engrenages). Si cela ne résout pas le problème il faut démonter plus en profondeur pour regraisser un peu partout les parties qui coulissent entres-elles. Mais on reste sur une banale tâche de lubrification (entretien). Aucune pièce à remplacer ou bidouille à faire.



Récapitulatif fiabilité
Mécanique Bloc optique Electronique








Mécanique de sixième génération : MDM-6 (1998-1999)



Modèles concernés : MDS-JA20ES / MDS-JA555ES
Bloc-optique associé : KMS-260A ou B


Il s'agit d'une MDM-5 mais en version tiroir. Mécanique plutôt fiable sauf 2 points :

  • Peu grave mais courant : Le tiroir ne sort plus. Dans ce cas, suspecter la courroie qui se casse et se transforme en gomme collante avec les années... (Idem MDM-4).
  • Grave mais rare : La pignonerie de sled a tendance à poser des soucis. Le cas de Jerome38 ne semble pas être unique puisque ce problème d'engrenages aux dents abimées j'ai pu le lire sur d'autres forums de Minidisc. Chose bizarre puisque cette base mécanique sert également à d'autres modèles comme la JE520 ou la JB920 sur lesquelles on ne rencontre pas ce problème. Prudence donc avec la MDS-JA20ES.




Récapitulatif fiabilité
Mécanique Bloc optique Électronique








Mécanique de septième génération : MDM-7 (2000-...)





Modèles concernés : MDS-JB940 / MDS-JE440 / MDS-JE770 / MDS-E10 / MDS-E12...
Bloc-optique associé : KMS-260B ou E


Réintroduction d'une courroie dans le mécanisme de chariot = source de faiblesse notamment à l'éjection. Courroie détendue qui empêche le MD de sortir. Courroie à remplacer.

Sujet déjà évoqué sur le net maintes fois :





Vidéos qui montrent la réparation :



Récapitulatif fiabilité
Mécanique Bloc optique Électronique








Avant de réparer



Les outils nécessaires



  • Un compresseur (à air) avec une soufflette ou une bombe dépoussiérante. Cela se révèle très utile et suffisamment puissant pour expulser les poussières dans les moindres recoins de la mécanique et dans le bloc optique.
  • Quelques cotons-tiges qui nous serviront à nettoyer la lentille du bloc optique ainsi que la tête d’enregistrement magnétique.
  • De l’alcool isopropylique. N’utilisez EN AUCUN CAS du dissolvant, de l’acétone ou du white-spirit.
  • De la graisse blanche au lithium (préférable) pour graisser les rails du chariot.


Quelques remarques



Les appareils sont différents du fait de leur conception, certains se ressemblent et contiennent les mêmes composants et la même organisation interne alors que d’autres sont complètements différents : les prises ne sont pas aux mêmes endroits, le menu a changé, la mécanique a évoluée…

AVANT DE VOUS LANCER, je vous suggère de prendre quelques minutes pour lire la première partie d'un de mes autres articles : "Nettoyer et régler, 'calibrer' la lentille d'un lecteur/graveur CD", vous y découvrirez le minimal à savoir (pour les plus novices) à propos de la notion de "bloc optique".

Panne n°1 - Reconnaissance ou lecture du MD impossible





C'est le problème que l'on rencontre le plus souvent, on insère un disque dans l'appareil et il est rejeté. Chez Sony, sur les platines les plus anciennes le message "Disc Error" ou "Error" peut apparaitre. Pour les modèles plus récents chez le message "C13 - Read Error" qui est affiché.

Souvent on s’accorde à dire que la plupart du temps la partie optique est très souvent la cause (du fait de sa fragilité) d’une panne sur ce type d’appareil. Ce n’est pas toujours le cas, en particulier si vous avez fait tomber l’appareil, ou si l'avez mal stocké (humidité) et on peut alors tout imaginer et avant d’incriminer le bloc optique, bon nombre de points sont à vérifier :

  • La nappe de la partie optique est peut-être débranchée, déchirée ou oxydée. (Empêchant à celle-ci de lire les données ou de les renvoyer aux puces).
  • Le bloc optique peut être grippé ou coincé. / La vis sans fin peut s’être délogée de ses encoches. (Le bloc optique ne peut se déplacer pour aller lire la TOC).
  • Les engrenages en plastique ont peut-être des « dents » usées ou manquantes… (Le Minidisc n’est pas bien inséré).
  • Le MD se trouve trop haut par rapport à la lentille (À cause d’un chariot - ou rails – tordu(s), le disque ne « reflète » pas la lumière laser !)
  • Le MD se trouve trop bas par rapport à la lentille (À cause du moyeu enfoncé sur l'axe du moteur spindle, le bloc optique ne peut faire son focus).


Par conséquent, il n’y a pas de remède « miracle » qui fonctionne de manière systématique, de toute façon il est préférable avoir l’appareil en main pour pouvoir le réparer et voir concrètement ce qui ne va pas. A distance cela s’avère difficile car l’on ne reste que sur des hypothèses…

Pour démarrer, passez un petit coup de soufflette (ne pas y aller comme un bourrin !) histoire d’enlever la poussière. Retentez la lecture et l’enregistrement il se peut que seule une concentration de poussière puisse en gêner le fonctionnement.

Si la lecture d’un minidisc « sain » ne fonctionne pas, nettoyez la lentille avec un coton-tige imbibé d’alcool en formant de petits cercles. Selon les modèles faut le faire un peu de travers, l'accessibilité de la lentille est parfois « périlleuse ». Pour la MDS-JE520, on peut y accéder par la fente d’insertion de MD en façade. Laissez sécher 3 minutes, ou passez délicatement le coté sec du coton tige pour sécher. Vous ne devriez plus avoir de problèmes de lecture de disque, sinon vous devrez suivre d’autres pistes, notamment celles d’un problème plus mécanique ou électronique.

Panne n°2 - L'écriture sur le MD ne fonctionne pas



Si la platine affiche les messages "RETRY" ou "RETRY ERROR" pendant l'enregistrement c'est qu'il y a un problème avec le suivi de la spirale pré-gravée. Donc c'est un problème coté bloc optique (sale, HS ou mal réglé - E/F Balance) et non coté tête d'enregistrement. Par contre une panne concernant la tête d'enregistrement peut se révéler de différentes manières :

  • il est impossible de lire ce que vous venez d'enregistrer.
  • après une édition ou un montage, la TOC est effacée et le Minidisc devient vierge (Blank Disc).
  • le Minidisc devient vierge après une édition avec SonicStage.


Cela s'explique tout simplement par le fait que le laser a effacé le disque par dessous (les 180°C) mais qu'aucun signal magnétique n'a été inscrit par la tête de l'autre coté, sur le dessus du disque. Même seulement pour un problème d’enregistrement, effectuez les opérations de maintenance destinées à la lecture. (Voir partie précédente). Pour l’enregistrement, c’est un peu plus compliqué car la panne peut recouvrir plusieurs hypothèses :

La tête d'enregistrement frôlant la surface supérieure du Minidisc a pu :

  • pendant quelques années ramasser de la saleté qui altère son bon fonctionnement
  • être pliée, légèrement tordue, bancale voire sortie de son encoche et donc elle n'est pas en bonne position.
  • ne plus fonctionner du tout ou cassée (brins métalliques rompus - en jaune dans l'image ci-dessous).
  • sa nappe de connexion (orange) déchirée/coupée (défaut constaté sur les baladeurs).


En premier, vérifiez que la tête n'est pas sortie de son encoche. SELON LES MODÈLES DE TÊTES (et notamment avec la mécanique MDM-3) il faut vérifier que la tête ne s'est pas déboitée. C’est un peu indescriptible. Mais en fait la partie rouge s'emboite dans la partie verte avec un système de chicanes en plastique. Si la tête est sortie de son encoche, il faut la réinsérer correctement. Déboitée :


Normale :



D'autre part, il faut vérifier si elle est plane (bien calée). En effet cette tête blanche doit venir épouser la surface du MD lorsqu'un enregistrement s'effectue. Comme dans l'image ci-dessous :



Pour vérifier cela, simulez un enregistrement :

  • Remettez l’alimentation secteur 220v.
  • Allumez la platine.
  • Insérez un MD vierge normalement (platine ouverte).
  • Appuyez sur REC.


A ce stade la tête d’enregistrement a du tomber sur le disque, vérifiez que la tête ne soit pas trop haute. Le but est en fait qu’elle soit vraiment collée contre le disque en rotation. Vérifiez également qu’elle soit bien plane, c'est-à-dire qu’il n’y ait pas de bascule droite-gauche ou qu'elle penche en avant ou en arrière. Si vous estimez que son positionnement n’est pas bon, et qu'elle est de travers : appuyez sur STOP, la tête va ainsi revenir en position haute « suspendue » (pour plus d’aisance dans la manipulation). Tentez alors de la redresser délicatement avec tact. Mais attention à ne pas la plier, vous remarquerez qu’elle se trouve en « suspension » à l’aide de 2 brins plats métalliques (en jaune sur la première photo). Donc allez-y très doucement car ces 2 brins peuvent casser. Il vous faudra surement plusieurs essais pour arriver à un résultat correct. Faites plusieurs « allers-retours » avec les touches REC et STOP pour faire descendre et remonter cette tête. Essayez jusqu’à ce que la position de la pièce à la surface du Minidisc soit convenable.

Pour finir, procédez à un petit nettoyage : faites la même chose que pour la lentille sur la tête d'enregistrement. Nettoyez-la avec le coton tige imbibé d'alcool par-dessous tout en la maintenant par un doigt sur le dessus pour ne pas la tordre. Faites alors un nouvel essai, si vos enregistrements fonctionnent à nouveau, c'est à dire que vous arrivez à relire ce que vous venez d'enregistrer, n’allez pas plus loin, et remontez votre appareil.

Panne n°3 - Le message TOC WRITING clignote à l'infini



J'ai eu l'occaision d'acheter 3 platines hors services en panne à une personne. Deux de ces platines (Une MDS-503 et une MDS-JA3ES) avaient pour problème qu'elles ne voulaient plus éjecter les Minidisc après insertion et lecture. En fait la source du problème était le micro-interrupteur S101 (LIMIT IN). Ce micro-interrupteur permet au SYSCON (microprocesseur central) d'être informé que le bloc optique est positionné en début de course. Or, pour que le mécanisme de type MDM-2 puisse éjecter le Minidisc, il faut impérativement que le bloc optique soit "parqué". C'est à dire qu'il soit revenu complètement sur la gauche (au centre du disque). Si ce micro-interrupteur (LIMIT IN) fonctionne mal le microprocesseur central ne sait pas que le bloc est revenu à sa place. L'information ne remontant pas, il essaye encore et encore de déplacer le bloc alors qui se trouve déjà en butée. Le moteur est silencieux, on ne l'entend pas forcer.

Voila le pourquoi du comment le message "Eject" ou "TOC Writing" s'affichait indéfiniment. Mais, je ne suis pas sur qu'il y ait une cause unique du problème de "TOC WRITING" infini. Ce phénomène étant récurrent sur plusieurs mécaniques bien différentes ! Car si c'était la pièce S101 la cause de tout cela, le Minidisc ne pourrait pas être éjecté y compris après une simple lecture (comme ce fut le cas avec la JA3ES). Or les utilisateurs remarquent que c'est uniquement après un enregistrement que la platine se bloque. Or cet interrupteur joue exactement le même rôle dans les 2 cas.

Dans des cas similaires :

  • Entretenir la connectique :
    • Débrancher les nappes (en général 2) entre le bloc mécanique et la carte DIGITAL ou carte mère (des 2 cotés).
    • Passer un coup de KF F2 contact.
    • Rebrancher les nappes.
  • Switch S101(LIMIT IN) :
    • Refaire ses soudures.
    • Injecter du nettoyant contact.
    • Le remplacer.


Pour les 2 MDS-503 :

- Sur celle qui était censé bloquer en TOC WRITING, après une révision générale de la mécanique et pas seulement du switch S101, je n'ai jamais eu ce problème.

- Sur celle qui refusait y compris de lire un disque (celle au message "Disc Error") je n'ai rien pu faire, le bloc optique était trop encrassé ou abimé, j'ai dû le remplacer.

Panne n°4 - La platine MD affiche le message d'erreur C14 - C14/TOC ERROR



L'erreur C14 apparait lorsque la UTOC est mal formée. Cela peut arriver lorsqu'on enregistre un MD sur une platine d'une marque (Sharp) et si on essaye de la lire avec un lecteur d'une autre marque (Sony). Il s'agit plus un problème de "conformité" sur le plan logique de la TOC, qu'un problème de lecture physique du support MD.

Essayez tout de même de faire réinscrire la TOC du MD sur la dernière platine à l'avoir reconnue. Pour un MD qui présente une erreur C14 il est toujours possible de repartir sur une UTOC vierge afin de remettre le disque en tant que "Blank Disc" et repartir à zéro. C'est pour cela que le disque n'est pas éjecté (alors qu'il l'est lors de l'erreur C13, plus grave). Pour réinitialiser le disque il faut aller dans le menu et utiliser la fonction "ERASE ALL" puis éjecter le disque. N'oubliez pas de dupliquer le MD avant (si un autre de vos appareils arrive à le lire).

Normalement la prochaine fois que ce MD sera inséré, il n'y n'aura plus l'erreur. Sinon c'est que le média est vraiment défectueux.

Panne n°5 - La platine MD affiche le message clignotant "STANDBY"



Si vous branchez votre platine MD et que le message "STANDBY" clignote indéfiniment ce n'est pas bien grave, il suffit d'appuyer sur le bouton "POWER" ou "STANDBY" pour la mettre en route.

Ce message apparaît lorsqu'il y a un défaut avec l'accumulateur (batterie) interne de l'appareil :

- soit l'accumulateur est en fin de vie.
- soit la platine n'est pas assez souvent allumée (ou en standby) pour la recharger.

En effet, lorsqu'elle est "vide", le "STANDBY" qui clignote à l'allumage est en fait pour prévenir que le microprocesseur a procédé à un "reset". Cet accumulateur sert à alimenter la partie RAM du microprocesseur central en continu, même hors tension. Un peu comme le CMOS (du BIOS) d'un PC.

A l'origine c'est afin de conserver en mémoire la TOC du MD lorsqu'une coupure de courant survient en enregistrement ou juste après une édition. Lorsque le courant revient, la platine écrit la dernière TOC connue conservée en RAM sur le MD. Histoire de ne rien avoir perdu ! Depuis, selon les modèles (générations) elle sert également à conserver les derniers modes utilisateurs depuis le dernier débranchement du secteur : mode repeat, levelsync, la dernière source d'entrée utilisée, niveau d'enregistrement en digital, etc...

Sur les platines les plus anciennes (avant 1996), ces accumulateurs sont en fait des condensateurs de sauvegarde (gold cap) de 5.5V 1F. Ils ne tiennent que quelques jours. Mais hélas il faut les "vérifier" car ils ont tendance à couler avec l'age. Il faut ouvrir la platine et voir si la corrosion ne commence pas à s'installer. Dans ce cas il faudra vite changer le/les condensateurs défectueux (il peut il y en avoir jusqu'à 4 selon les modèles comme sur la MDS-503). La corrosion pourra provoquer des court-circuits plus sérieux à l'avenir. A minima : ôtez ces condensateurs et nettoyez leurs traces (coton-tige imbibé d'acétone).

Des "Gold Cap" :



Des "Gold Cap" qui coulent :



Attention sur les premières platines MD ce condensateur ne se trouve pas sur la carte principale mais il est planqué sur la carte du bandeau de commande près de l'afficheur. Mention spéciale à la MDS-501 où il est planqué carrément derrière le module afficheur VFD en verre qu'il faut entièrement dessouder !

Sur les platines récentes (MDM-3 et suivantes), ce ne sont plus des condensateurs mais une batterie au lithium de 3V au format plat (pile-bouton) VL2020. Généralement juste à coté vous remarquerez même un cavalier (comme dans le milieu informatique). Il suffit d'ôter ce cavalier pendant quelques secondes puis de le replacer pour faire un reset.



A noter que le message "Standby" est remplacé par "Initialize" à partir des modèles JE530/S40 (1999).

Il n'y a aucune crainte à laisser une platine dans cet état, c'est juste que la platine reste trop souvent hors tension et que l'accumulateur n'est jamais rechargé. Donc branchez-là plus souvent.

Les ajustements du mode service sont quand à eux stockés dans une zone non volatile (NVRAM), donc il n'y a pas de danger de se retrouver avec une platine H.S. du jour au lendemain à cause de cet accu.

Panne n°6 - La platine n'affiche rien et pas moyen de l'allumer



Selon les modèles, la platine peut soit :

  • ne rien vous afficher du tout,
  • vous afficher un message "STANDB" ou "STANDBY" fixe,
  • vous afficher juste le vu-mètre,
  • vous afficher juste le calendrier musical,
  • vous afficher juste une LED rouge ou verte fixe.


Les boutons du bandeau de commande ou de la télécommande n'ont aucun effet. Le platine ne veut pas se mettre en route. Cela signifie que le logiciel interne est planté en raison d'une panne matérielle : la carte principale n'arrive pas à dialoguer avec la section mécanique. Voici la checklist :

  • Vérifiez si tous les connecteurs sont bien branchés.
  • Vérifiez s'il n'y a aucun problème mécanique (mécanique bloquée ou en position incohérente/désynchronisée). Souvent le cas sur MDM-2 et MDM-3.
  • Vérifiez si toutes les tensions d'alimentation sont présentes (+8V, +5V, etc...) jusqu'à la BD-BOARD.
  • Déconnecter les nappes (généralement deux) entre la carte BD-BOARD (sous la mécanique) et la carte principale (MAIN), et nettoyez les contacts. Rebranchez et tester.


Autres pannes (plus particulières)



Afficheur VFD toujours allumé (Sony MDS-503)



Trop de segments/points restent allumés sur l'affichage. Il est toujours quasi totalement illuminé.



Diode CMS D506 (MA8068) en fuite sur le circuit -32 Volts.