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Foire Aux Questions Minidisc (Minidisc French F.A.Q.)






Sur cette page vous trouverez la plupart des réponses aux questions que vous pouvez vous poser sur le format Minidisc. Cette F.A.Q. est largement inspirée de celle de minidisc.org internationalement connue dont des éléments ont été traduits tels quels. Par rapport à cette dernière, certaines informations n'ont pas été retenues, d'autres ont été remaniées et certaines furent ajoutées.

Consultez également les forums Minidisc de Laserdisc Plaza



DUPRE Jonathan


Dernière MAJ : 20/05/2014 12h00



Sommaire





Débuter en MiniDisc



C'est quoi le MiniDisc ?



Le MiniDisc (également appelé "minidisque" ou simplement abrégé "MD") est un format et support d'enregistrement audio stéréo inventé par Sony. Il apporte les atouts techniques et pratiques du CD et l'aspect enregistrable de la cassette audio. Il se présente un peu sous la forme d'une disquette (un disque enfermé dans une cartouche en plastique).

Photo d'un MD enregistrable :



Les MD enregistrables ont une capacité limitée (comme pour tout support d'ailleurs) ce qui équivaut à une durée d'enregistrement limitée, c'est à dire N minutes de son. Il y eut des disques vierges de 60, 74 et de 80 minutes vendus sur le marché. Vous en trouverez de toutes les couleurs et aux designs variés.

Comme une cassette audio vous pouvez y enregistrer dessus n'importe qu'elle source audio et relire vos enregistrements sur un baladeur, un autoradio ou encore dans une platine Hi-Fi. On peut aussi effacer pour ré-enregistrer à nouveau dessus. Comme pour le CD (audio) les données sont numériques, la qualité de son est excellente et on peut passer d'une piste à l'autre comme sur un CD.

Enfin, la vraie magie du MD réside dans ses fonctions dites "de montage" : on peut, après avoir enregistré sur un MD, diviser des plages, les titrer, les déplacer pour changer l'ordre de lecture, les ré-assembler à souhait.

Sa grande robustesse en fait aussi un allié de taille : enfermé dans une cartouche le disque ne se raye pas et est protégé de la poussière (dans la mesure du raisonnable). Il ne craint pas la démagnétisation, on peut rouler dessus avec sa voiture sans souci et même le faire bouillir avec les pâtes dans la casserole. C'est pour dire !

Il y eu aussi une époque où des MiniDisc pré-enregistrés (originaux) étaient vendus dans le commerce (Photo de Jay Tilston) :



C'est quoi l'histoire du MiniDisc ?



Le MiniDisc est apparu en 1992, il s'agit d'un support (de plus) destiné (à l'époque de son lancement) à remplacer la bonne vieille cassette audio analogique. La firme Sony a déjà fait une tentative en ce sens avec la DAT, sortie en 1987, mais cela fût un échec, le DAT est resté très cher et élitiste. Il n'a percé que dans les studios professionnels et home-studio amateurs. En 1992, Philips lance sa DCC (Digital Compact Cassette), avec pour objectif là aussi de remplacer la cassette audio. La DCC qui est une sorte de "DAT du pauvre". Sony s'est dépêché de finir ses travaux et de sortir le MiniDisc (en bâclant au passage le codec ATRAC) pour contrer la DCC. Au final c'est le CD-vierge, le MP3 et l'internet qui ont gagné.

Où trouver des MiniDisc vierges ?



Hélas, ces MD vierges sont de plus en plus rares en neufs, ils étaient autrefois abondants dans les années 90. On en trouvait à la Fnac ou encore dans la grande distribution assez facilement à proximité des cassettes audio ou VHS vierges. Aujourd'hui désuets est supplantés par les baladeurs MP3, vous en trouverez encore quelques stocks chez Darty ou Boulanger. Probablement que ceux que vous allez prendre seront les derniers packs du rayon.

Les MD étaient généralement vendus par pack de 3, de 5 ou de 10, rarement à l'unité. Comme se fut le cas aussi pour les cassettes audio.

Après vous avez toujours eBay et les sites de petites annonces comme LBC, où avec la crise les petites gens essayent de revendre les objets retrouvés au fond d'un tiroir comme un pack de MD neuf jamais déballé... On peut faire aussi des bonnes affaires sur eBay au Japon, pays où le MD a été un succès commercial. Les Japonais sont friands de MiniDisc et leur stock est beaucoup plus conséquent que chez nous.

Sinon on peut toujours se rabattre sur les MD d'occasion, les MD étant effaçables et ré-enregistrables.

Où trouver des MiniDisc pré-enregistrés (originaux) ?



De nos jours, vous ne trouverez plus aucun album original au format MiniDisc en magasin !
Cherchez dans le marché de l'occasion.

Comment enregistrer sur un MD ?



Il existe 2 méthodes :



Selon le modèle de votre appareil vous aurez l'une ou l'autre de ceux deux méthodes, voire les deux.

Est-ce que je peux utiliser un MD pour stocker des fichiers informatiques ?



Cette fonction n'est disponible uniquement avec les appareils Hi-MD (voir tout en bas). Le MiniDisc au départ est uniquement prévu pour pouvoir enregistrer X minutes de son.

Il existe aussi des MD-Data, ils servent à quoi alors ?





Les MD-Data (plus chers) sont des MD enregistrables semblables à leurs frères "musicaux" (les normaux) mais sont prévus pour stocker des données. Ils sont notamment utilisés par les enregistreurs multipistes MD pour enregistrer chacune des pistes séparément.

Il y eu aussi quelques petits appareils qui les utilisaient pour stocker des fichiers informatiques sur les PDA ou dans l'univers de l'imagerie... car Sony voulait aussi remplacer la bonne vieille disquette 3.5 pouces et concurrencer le ZIP de Iomega. Mais ces appareils (SCSI) sont restés rares voire confidentiels.

Plus d'infos sur le MD-Data :



Que puis-je enregistrer sur un MD ?



N'importe quel son. Les appareils enregistreurs MD possèdent des entrées pour y raccorder différentes sources audio par le biais d'entrées microphone, analogiques ou numériques.

Ainsi on peut copier des plages d'un CD de musique (pour faire ses compilations), ou alors des bruitages ou une réunion/conférence avec un micro. Dans les années 90, les baladeurs s'avéraient pas trop cher et très conviviaux pour enregistrer des concerts et des répétitions de groupes amateurs. Les journalistes l'appréciaient également car avec leurs entrées microphone c’était pratique pour les interviews et autres micro-trottoirs.

L'enregistrement sur un MD est-il vraiment proche de la qualité du CD ?



Lorsque les premiers appareils MD sont apparus en 1993 (décembre 1992 pour ceux qui chipotent :p ), n'importe qui pouvait sans conteste entendre une différence entre un CD et un enregistrement MD de ce même CD. Le son était qualifié de très froid et métallique. Cependant la technique a évolué (voir plus bas) et depuis 1996 le son du MiniDisc est considéré comme suffisamment "mature" pour cette appellation.

Le montage, l'enregistrement



Qu'est ce que le "montage" de MiniDisc ?



Pour les novices : au tout début de cette FAQ, je vous disais ceci :

Citation:
Enfin, la vraie magie du MD réside dans ses fonctions dites "de montage" ou d'édition : on peut, après avoir enregistré sur un MD, diviser des plages, les titrer, les déplacer pour changer l'ordre de lecture, les ré-assembler à souhait.


L'immense avantage du MD par rapport au CD-R et CD-RW réside dans sa grande flexibilité via ses fonctions "de montage", c'est à dire que l'on peut modifier dynamiquement le contenu du disque après l'avoir enregistré, ce qui le rend très puissant !

Par exemple pour enregistrer sur un CD-R audio, vous ne pouvez pas supprimer des pistes, une fois gravées elles devront rester là, "Ad vitam æternam" sur le CD-R, il vous faudra recommencer sur un autre CD-R. Pour un CD-RW audio vous pouvez les effacer certes, mais admettons que vous avez enregistré 10 pistes dessus et que vous voulez supprimer la n°5. Ce ne sera pas possible à moins de supprimer aussi les 5 suivantes. Car sur un CD-Audio les pistes doivent être continues, on ne pas laisser de "trou" entre. De plus une fois enregistrées, vous ne pouvez pas non plus en changer l'ordre. Il faudra re-enregistrer votre CD-RW intégralement dans le nouvel ordre des pistes que vous voulez. Ou à chaque fois faire un programme sur votre platine CD.

Toutes ces barrières sont levées avec le MD et son système de "TOC" (voir plus bas) par le biais de pointeurs d'adresses... Les appareils enregistreurs MiniDisc proposent quasiment tous ces fonctions de montage qui sont au nombre de quatre, une petite boite à outils qui comprend :



Ces fonctions sont accessibles directement sur l'appareil (baladeur, platine de salon, etc...) via un menu :

Lecture de schémas : bande du haut = physiquement sur le disque, bande du bas = résultat à la lecture.


COMBINE (colle) : Combine, rassemble deux plages.





A la lecture les deux pistes rassemblées ne formeront qu'elle seule contiguë.

DIVIDE (ciseaux) : Divise, coupe une plage en deux.





Une nouvelle plage apparait à l'endroit où vous avez décidé de couper.

ERASE (gomme) : Efface une piste.





Peu importe où elle se situe sur le disque ! La place prise par la piste effacée redevient disponible pour enregistrer de nouvelles pistes sur le MiniDisc.

MOVE (transpalette) : Déplace une plage



Permet de changer la position de la plage (et donc l'ordre de lecture).



Fonctions complémentaires :



Je le reprécise : Ces fonctions ne sont disponibles que sur les enregistreurs, les simples lecteurs ne les proposent pas !

L'enregistrement d'un MD peut-il se faire en plusieurs fois ?



Comme une cassette audio ou un CD-RW, vous n'êtes pas obligé de remplir le MiniDisc vierge d'une traite lors de son premier enregistrement. Vous pouvez très bien enregistrer 1 plage de 1 minute, revenir 6 ans plus tard pour le compléter. :top

Faut-il finaliser un MiniDisc ?



La finalisation est un procédé propre au CD/DVD, la finalisation n'existe pas dans le domaine du MiniDisc ! C'est le problème des graveurs de CD-Audio de salon : vous devez attendre 2 minutes devant votre platine pour qu'elle vous rende le CD afin qu'il puisse être compatible partout ! Une platine MiniDisc devra elle aussi ré-inscrire la nouvelle table des matières du MD avant son éjection si la structure a été modifiée (montage, etc...). Mais cette procédure dure à peine entre 5 et 10 secondes. Ce n'est plus pareil ! :lol

Le média Minidisc



Le MiniDisc et le "Mini-CD", c'est la même chose ?



Non absolument pas. Le "Mini-CD" c'est le nom donné aux CD qui ont un diamètre de 8cm (12cm pour un CD normal).
Un MiniDisc est un format à-part : un disque enfermé dans une cartouche.

Quelles sont les dimensions physiques d'un MD ?



Un Minidisc fait 72mm de long, 68mm de large et 5mm de hauteur. Le disque à l'intérieur fait 64mm de diamètre et 1,2mm d'épaisseur.



Quelle est la capacité de stockage d'un MD, d'un CD, d'une DAT ou d'une DCC ?



Capacité
MD ~160Mo pour un MD de 74 minutes en mode audio (140Mo en mode "données" - MD Data)
CD-ROM 650Mo
CD-Audio 740Mo
DAT env. 1Go
DCC 175Mo (pour une cassette de 60 minutes)


Les MiniDisc enregistrables sont-ils tous effaçables et ré-enregistrables ?



Oui. Il n'existe pas de MD enregistrable une seule fois. Il n'y a pas de distinction comme chez les CD entre le CD-R et le CD-RW. Les MD sont tous des "MD-RW" en quelque sorte.

Comment protéger un Minidisc contre l'enregistrement/l'effacement ?



A l'aide du petit taquet de protection en plastique sur le MD lui-même, on peut faire en sorte qu'il ne soit plus possible de modifier le contenu du Minidisc, y compris la TOC (voir plus bas). A noter que la protection est valable pour le MD en entier, vous ne pouvez pas protéger uniquement certaines pistes du disque ou interdire que certaines fonctions. Soit le MD en entier est modifiable, soit il ne l'est pas.



Si vous essayez de modifier le disque avec un enregistreur, un message du type "Protected" apparaîtra. Pour enregistrer à nouveau : il vous faudra alors éjecter le MD pour remettre le taquet à sa bonne position.

Combien de pistes au maximum on peut mettre sur un MD ?





Un MD peut contenir 255 pistes au maximum. Vous pouvez faire un disque avec une seule piste continue de 74 minutes, ou 100 pistes de 20 secondes. C'est parfait pour enregistrer plein de petits bruitages ou des sons courts, du genre jingles ou sons d'animaux. Ça marche aussi pour "découper" les passages d'une longue interview, etc ...

L'enregistrement se fait bien en stéréo ?



Le codec ATRAC (voir plus bas) prévoit de pouvoir enregistrer soit en stéréo soit en mono sur le disque. Le mode "stéréo" étant le mode standard bien évidemment. L'enregistrement en "mono" permet notamment de doubler la capacité du disque.

A noter que le nombre de minutes affiché sur l'emballage d'un MiniDisc vierge correspond bien au temps d'enregistrement disponible en mode stéréo.

Capacité mono/stéréo
Disque/Capacité Stéréo Mono
MD 60 60 minutes 120 minutes
MD 74 74 minutes 149 minutes
MD 80 80 minutes 160 minutes


C'est au moment d'enregistrer une nouvelle piste sur le MiniDisc que vous pouvez le faire soit en mono, soit en stéréo.

Tous les enregistreurs proposent-ils d'enregistrer en mono ?



Non, tous les enregistreurs MiniDisc ne proposent pas de pouvoir enregistrer en mono, il faut consulter la brochure pour savoir si l'appareil le permet. Ce réglage peut se faire soit dans le menu de l'appareil dans les options, soit par un commutateur "REC MODE : MONO-STEREO" situé quelque part sur l'appareil.

Tous les lecteurs/enregistreurs du marché peuvent-ils lire les pistes enregistrées en mono ?



Seuls les tout premiers appareils de génération ATRAC 1, comme par exemple les appareils Sony MZ-1, MZ-2P, MDS-101 ou encore les MDS-B1 à B4P ne lisent pas les pistes en mono : la lecture se fait mais en accéléré (vitesse 2x). Toutefois, tous les appareils MD modernes (après 1995) savent très bien lire les pistes enregistrées en mono.

Sur le même MiniDisc puis-je enregistrer des pistes en stéréo et d'autres en mono ?



Oui, vous pouvez, sur le même MiniDisc de X minutes y enregistrer des pistes en mode mono et d'autres en mode stéréo, peut importe leur ordre, c'est liberté totale. Vous pouvez changer le mode avant de débuter chaque nouvel enregistrement que vous ferez sur le MiniDisc.

Quelle est l'unité d'allocation minimale lorsque l'on enregistre sur un MD ?



Environ 2 secondes en mode audio "SP" normal (stéréo), 4 secondes en mode "SP" mono, 4 secondes en mode "LP2" et 8 secondes pour le mode "LP4". Les données sonores inscrites sur un Mindisc sont organisées en "cluster", cette unité constitue l'unité minimale qui est inscrite lors de l'enregistrement ou du ré-enregistrement sur un disque. Chaque "cluster" contient 32 secteurs de données sonores, 3 "link sectors", et 1 secteur pour les "sub data". Chaque secteur occupe 2332 octets, et 2 secteurs sont groupés dans d'un bloc de 4664 octets qui embarque 11 "groupe sonore". Chaque "groupe sonore" occupe 424 octets et contient 11,6ms de son en mode SP stéréo ou 23,2ms de son en mode SP mono. Un cluster occupe ainsi 74624 octets (32*2332), contenant 176 "groupe sonore" (74624/424), pour 2,0416 secondes de son stéréo (176*11,6) ou 4,0832 secondes de son mono.

Un "groupe sonore" (1/86ème de seconde) constitue la plus faible unité de temps de flux sonore pouvant être éditée lors d'un montage (DIVIDE/COMBINE). Les appareils MD grand public plus anciens possèdent une précision d'environ 60ms (5 groupes sonores) mais aujourd'hui beaucoup de machines récentes permettent d'une édition au groupe sonore près.

Faites le test : prenez un MD vierge et enregistrez une plage de 1 seconde, voire moins, en faisant REC puis STOP juste après : vous verrez que le temps disponible sur le MD aura été amputé de 2 secondes, même si la piste créée n'est pas aussi longue.

Analogie avec un livre
Livre Minidisc
Chapitre Cluster
Paragraphe Secteur
Phrase Groupe sonore
Mot Donnée


Comment est alloué l'espace disque sur un MD ?



Selon les recommandations du "Minidisc Rainbow Book" (il s'agit d'une recommandation et non pas d'une directive), l'espace vierge disponible à la fin du disque (s'il y en a) est toujours celui qui est pris en premier par l'enregistreur MD, suivi par les fragments disponibles situés n'importe où au milieu du disque (dans l'ordre croissant de l'adresse du cluster libre). Les espaces libres plus petits que 6 clusters (Rappel : un cluster représente un peu plus de 2 secondes de son stéréo en mode SP) ne sont pas alloués tant qu'il ne sont pas contigus pour constituer au moins 6 clusters complets. (Merci à David Tamkin pour cette investigation en utilisant sa platine Sony MDS-JE520.)

Pourquoi la capacité d'un MD est toujours la même (74:59) alors que certains passages musicaux sont les mêmes ?



Le codec ATRAC se base sur une unité indivisible de 11,6 ms et essaye toujours de restituer le meilleure résolution possible dans chaque partie du spectre sonore qui lui parait importante à restituer. Pour lui tout n'est qu'une suite de bits, même en cas d'absence de signal lors de l'enregistrement, ou pour un signal très simple du genre des tonalités pures, l'ATRAC utilisera tout l'espace disponible et alloué pour chaque tranche de 11,6 ms. L'ATRAC fonctionne uniquement avec un débit binaire FIXE de 292kbit/s. Il n'y a pas de notion de débit binaire variable dans le codec ATRAC sur le MD. Le système n'est pas aussi flexible que le MP3 ou le OGG Vorbis où les deux modes existent (CBR pour Constant BitRate et VBR pour Variable BitRate).

Quelles sont les différences entre un MD enregistrable et pré-enregistré ?



Physiquement, un disque pré-enregistré est identique à un vulgaire CD-audio classique et utilise les mêmes paramètres optiques de lecture et le même process de fabrication (pressage). Seules les données contenues diffèrent (son compressé ATRAC contre PCM linéaire sur 16 bits). Par rapport aux MD enregistrables ils ne comportent pas de couche magnéto-optique. Ils sont faits avec la même structure plastique/aluminium que les CD-audio standards, il n'y a pas de possibilité technique d'y enregistrer dessus ou de les effacer. Les MD pré-enregistrés sont lus de la même manière que les CD-audio : un laser est pointé sur le disque et lit des creux et des bosses au travers d'un plastique polycarbonate transparent surplombé d'une couche d'aluminium qui réfléchit le rayon laser.




Les disques enregistrables sont différents, à leur surface il n'y a pas de trous et de bosses mais une spirale pré-gravée (pre-groove wobble) en usine dans une couche magnéto-optique qui remplace celle en aluminium. Lors de l'enregistrement un laser est pointé sur la spirale sous le disque et chauffe la couche magnéto-optique à son point de Curie (environ 180°C). De l'autre coté un champ magnétique est envoyé sur le dessus du disque par une tête d'enregistrement. Ce qui permet d'orienter les particules dans les sens NORD/SUD correspondant aux 0 et aux 1 (bits). Lors de la lecture c'est la polarisation N/S de la couche magnéto-optique magnétisée qui déterminera les 0/1 par un jeu de réflexion de lumière.




Pour les différences physiques externes, voici un schéma et des photos :







Tous les lecteurs peuvent lire à la fois les disques pré-enregistrés et les enregistrables !

Les disques enregistrables possèdent un trou supplémentaire sous la cartouche. L'appareil possède un palpeur sous forme d'un interrupteur pour déterminer quel type de disque a été inséré. Cet interrupteur est relié à la broche REFLECT du microprocesseur. Ce qui permet de déterminer si la réflectivité du disque est élevée (disques pré-enregistrés) ou faible (disques enregistrables). C'est ainsi que les microprocesseurs peuvent ajuster la puissance du laser en fonction du type de disque introduit.

A noter que les MiniDisc, sont, comme pour les CD, lus à partir du centre pour terminer sur le bord du disque en fin de lecture.

Quelle est la différence entre un disque de 60, 74 et 80 minutes ?



Le tracé pré-gravé (pre-groove wobble) de la spirale faite en usine sur les disques enregistrables possède une fréquence linéaire plus élevée (cycles/cm.) sur un disque de 74 minutes par rapport à un disque de 60 minutes, Ce qui fait que l'enregistreur fait tourner le disque plus lentement (1,2 m/s pour les disques 74 minutes contre 1,4 m/s pour les disques en 60 minutes) et permet ainsi d'enregistrer plus d'information au sein du même espace linéaire. Les disques de 80 minutes ont pu être fabriqués en diminuant la taille du "track pitch" (c'est à dire l'espace qui sépare deux pistes dans la spirale) de 1.6µm (standard du Minidisc) à 1.5µm seulement, le minimum requis pour être conforme aux spécifications du standard MD. Tout comme les disques de 74 minutes, ils tournent aussi à 1,2 m/s. Il y a aussi une information inscrite dans la TOC (zone non-inscriptible près du centre du disque) qui indique au lecteur la durée totale du disque. Au lancement du support en 1992, il était plus difficile de fabriquer les disques de 74 minutes que ceux de 60 minutes, mais l'amélioration des processus de fabrication ont permis de diminuer les coûts de production. Le prix de fabrication d'un MD 60, 74 et 80 minutes étant devenu quasiment le même, les disques de 60 minutes et de 74 minutes ont rapidement disparus. A la fin du format (en 2011-2013), seuls des 80 minutes étaient disponibles.

En savoir plus sur les MD de 80 minutes : Document PDF (Allemand)

Un MD pré-enregistré sonne-t'il mieux qu'un enregistrement fait maison ?



Généralement non, en terme de qualité audio, les MD pré-enregistrés sont en théorie pas différents des MD enregistrables. Cependant, comme toujours, la qualité du son dépend surtout de la version du codec ATRAC employée lors de l'enregistrement (du master). Des utilisateurs sur des forums ont remarqué que le son de certains MD originaux était "moins bien" qu'une copie faite maison avec un CD original sur une platine récente, surtout sur les MD "anciens" de l'époque 93, 94 et 95. Cela n'a rien de surprenant dans la mesure où ces masters de MD ont été enregistrés avec du matériel de studio utilisant des versions du codec ATRAC anciennes (1.0, 2.0 ou 3.0) de l'époque. Donc une copie faite maison d'une version CD avec une platine de Type-R pourra être meilleure.

Un MD enregistrable est-il vraiment ré-enregistrable à l'infini ?



Sony prétend qu'un MD peut être ré-enregistré 1 million de fois. Le temps nous le dira ! En pratique je n'ai jamais eu de souci.

Comment est-ce possible ? Un CD-RW a une limite de 1000 fois lui !



Car un MD (contrairement à un CD-RW) se ne grave pas il est magnétisé, comme les particules de la bande magnétique d'une cassette audio. La couche d'un CD-RW ou DVD-RW elle subie un changement d'état physique par cristallisation ce qui la fragilise sur le long terme.

Toutes les marques de MD enregistrables se valent-elles ?



Les données stockées sur un MD sont numériques. Il n'y a pas de différence de qualité de son selon les disques de différentes marques. Ce, du moment que le taux d'erreur de lecture n'atteint pas les limites du système de correction d'erreur ACIRC (inclus dans la norme Minidisc). Dans ce cas l'auditeur percevra des micro-coupures ou de brefs parasites du genre mauvaise réception radio FM.

Par conséquent, rien ne sers de courir à tout prix derrière les disques vierges estampillés "haut de gamme" tels que le Sony ES ou encore le MD-RXG PRO de TDK, voire le "Saint Graal" : le MD2000. Contrairement à ce que dit cet article, vous n'aurez rien de mieux sur le plan sonore. Certes la finition et la construction est meilleure ce qui les rends plus robustes (et même de nos jours collectors), mais sur l'aspect de la restitution sonore, du vrai pur Marketing Bullshit ! Sortez la vaseline !

Cependant le signal RF (issu du bloc optique) peut être plus ou moins "net" (de qualité) chez certaines marques de minidisc mais jamais cela n’influera sur le son lui-même.

Voici les résultats d'une petite expérience qu'Eric Woudenberg a mené pour comparer le taux d'erreur brut de quelques marques de Mindisc vierges.

Blank Minidisc Raw Block Error Rates Compared


Eric Woudenberg
1996



Le manuel de service de la platine Sony MDS-503 (et les autres modèles aussi !) indique comment entrer dans le mode de maintenance et comment afficher le BLER (BLock Error Rate / Raw block error rate) par seconde lors de la lecture du disque (la fonction CPLAY MODE). Avec cette fonctionnalité il a pu comparer ce taux d'erreur en lecture avec des disques de chez TDK, Maxell, Sony et d'autres marques de MD vierges. D'après lui la valeur BLER ne doit jamais atteindre plus de 220 sous peine d'avoir des informations sonores manquantes (masquées) pouvant même aller jusqu'à la micro-coupure de son lors de la lecture. Et ce n'est pas une surprise : aucun disque n'atteint cette valeur critique de 220.



Notes personnelles importantes
: en fait cette valeur de 220 est totalement arbitraire et sert à la base pour effectuer le réglage du FOCUS BIAS mais ce n'est en aucun cas une valeur de seuil au niveau de la correction d'erreur. Dans les manuels de service il est bien stipulé qu'il faut que la valeur C1 ne doit pas dépasser 80. Le but reste quand même d'être le plus proche de 0 possible, pas uniquement de rester en dessous de 220.

Il convient également d'utiliser un disque vierge neuf lors de cette procédure. Il ne faut pas oublier que les grains ou fibres de poussière potentiellement présents à la surface du disque vont dégrader ces valeurs. Un disque en très bon état est donc requis.

La procédure est plutôt simple : elle consiste dans un premier temps à créer un enregistrement continu (sur un disque vierge) dans le mode service afin de fabriquer un disque de test avec la fonction CREC MODE (Continuous RECord). Il faut faire les trois sections : IN, MID et OUT pendant quelques secondes à chaque fois. Ensuite, dans un seconde temps, on utilise la fonction CPLAY MODE (Continuous PLAYback) pour le relire là aussi dans les trois sections (IN, MID et OUT) et de relever la valeur C (C1). Le tableau ci-dessous montre les valeurs moyennes et maximales du BLER pour chaque marque. Les indications "Intérieur", "Centre" et "Extérieur" représentent les trois parties de la surface du disque qui sont testées. Elles correspondent pour chacune respectivement au cluster n°40, 300 et 700.

ATTENTION : Selon comment le MD a été enregistré, la valeur affichée par la fonction CPLAY MODE n'est pas la même :

Sur un minidisc enregistré avec la méthode CREC MODE (dans le mode service donc), le BLER est généralement inférieur à 10.
Sur un minidisc enregistré en mode utilisateur classique (normalement), le BLER est généralement situé autour de 20-50. Il est normal que la valeur soit plus élevée dans ce mode.


Taux d'erreur BLER des Minidisc



Marque Intérieur Centre Extérieur
Moy. Max. Moy. Max. Moy. Max.
TDK 4.97 20 5.08 15 4.16 19
TDK (1) 4.05 22 5.00 15 3.66 18
TDK (2) 5.96 20 2.47 6 3.84 18
IDEMITSU (3) 2.11 15 1.15 5 1.22 5
MAXELL 1.18 4 3.05 15 2.24 8
PANASONIC 6.00 13 5.45 10 4.13 8
SONY (4) 43.03 88 3.93 14 2.00 7
KEEP 2.10 5 1.93 5 3.23 13
Sony ES 1.60 5 1.00 3 1.59 5
Canfield Audio 60/GL-16658 7.05 13 8.50 19 5.82 12
Canfield Audio 74/GL-16658 11.76 31 10.13 25 9.36 20
Fuji 60/ 5Z20M536 0.87 5 0.76 3 0.83 3
(Données brutes originales)


Remarques :

1 = Même disque TDK, éjecté puis inséré à nouveau.
2 = Même disque TDK, écrit une deuxième fois avec le mode service (CREC MODE)
4 = (Anciens) MD Sony gris. Erreurs d'adresse rencontrées (= mauvaise fabrication ou mauvais suivi de la spirale).

Le BLER se situe généralement autour de 20-50.

En ce que concerne la longévité des disques (à force d'écritures répétées), d'après des passages du livre de John Watkinson : The Art of Digital Audio dans lequel il aborde la question de la fameuse couche magnéto-optique, il semblerait que ces couches magnétiques soumises à leur temperature de Curie constituent un alliage propriétaire fait à partir de fer, de cobalt, de platine et d'autres terres rares. Elles sont toutes sensible à la corrosion à l'air libre (oxydation) et par conséquent cette couche magnétique doit être protégée et entourée d'autres matériaux.

Il est possible que les MD vierges les plus chers peuvent durer plus longtemps en étant plus robustes (au lieu de juste avoir un BLER plus bas que les autres). Cependant je ne sais pas ce qu'il en est vraiment, peut-être que tous les fabriquants de MD vierges ont d'excellent contrôles de qualité.

Les données sur un MD peuvent être fragmentées ? Serait-ce un problème ?



A force de découper, supprimer des morceaux puis de ré-enregistrer sur un Minidisc, à la longue, les données se trouvent fragmentées, comme sur un disque dur.

Il y a deux problèmes soulevés par la fragmentation : en premier l'interruption de la musique lors de la lecture en raison du temps que le met le bloc optique à se replacer pour aller lire telle partie du disque. Et en second : la perte d'espace libre.

Pour ce qui est du premier phénomène : la fragmentation en elle-même n'est pas un soucis. Un lecteur minidisc peut mettre en mémoire tempon 10 secondes de musique en avance et lit le MD avec un débit de 150Ko/s ce qui est presque 4 fois supérieur au débit binaire nécessaire du mode SP stéréo (292 kbit/s). Le vrai problème vient du fait que le bloc optique met du temps pour se positionner entre chaque cluster à aller lire. Le risque est que cette opération prend trop de temps et que la mémoire tempon ne soit pas remplie à-temps.

Pour le problème de l'espace libre : il est causé par les zones du disque inférieures à 12 secondes (6 clusters - voir plus haut) qui ne peuvent être ré-alloués. La multiplication de ces espaces avec des effacements de morceaux de musique, et des ré-enregistrements répétés entraine une baisse de l'espace disque disponible. Pour que la fragmentation apparaisse il faut donc remplir un MD, puis supprimer des plages et ré-enregistrer, effacer des plages, enregistrer encore et ainsi de suite.

Cela dépend donc de comment le MD est utilisé. Il n'y a aucun moyen de "défragmenter" un MD. La seule méthode pour contourner ce phénonème c'est de copier le MD sur un autre avec une lecture en continue. Une fois le MD sauvegardé, il faut faire un "Erase All" pour le rendre à nouveau vierge et vide et copier le MD en sens inverse en enregistrement continu.

Est-il possible de faire une copie "bit a bit" d'un MD ?



Non. Et ce même avec une connexion numérique S/PDIF entre vos deux appareils. Le codec ATRAC va décoder d'un coté et ré-encoder de l'autre. Seuls certains appareils professionnels comme les Sony MDS-B5 (doté d'une liaison par port parallèle) ou encore le Denon DN-045R peuvent faire une vraie copie de disque.

Il est possible de faire cela sur la Sony MDS-W1 par le biais d'une petite astuce.

Le système de protection SCMS n'a rien à voir dans l'affaire.

Le disque tourne dans le mode pause d'enregistrement. Est-ce mauvais pour le disque ?



Lorsque la platine MD est en mode pause enregistrement, le disque tourne et la tête d'enregistrement est positionnée à la surface du disque même si l'enregistrement n'est pas commencé. Est-ce que cela est bon de laisser la platine et le disque dans cet état (longtemps) ?

Ce fait est signalé sur les platines antérieures à la MDS-JE520 (mécaniques pré-MDM-5). Ce problème n'est pas présent sur les baladeurs, dont leur premier intérêt est de préserver l'utilisation de la batterie.

Sur les documents de l'IEEE, Sony indique que le disque peut être inscrit plus d'un million de fois. Par un petit calcul on peut dire que la tête d'enregistrement et le bloc optique mettent 20 heures pour atteindre les 1 millions de passes au même endroit du disque...

Dans le mesure ou le laser n'est pas activé à pleine puissance il n'y a aucune dégradation de la couche magnéto optique. La seule usure possible est l'usure de la surface du disque à cet endroit par rayure à force de contact prolongé par la tête d'écriture.

Donc aucun inconviénent pour 1 ou 2 heure(s), mais pour 3 jours je ne parirai pas. ;-)

A propos du son (ATRAC)



C'est quoi l'ATRAC ? Quelles sont ses différences avec le PASC ?



ATRAC (Adaptive TRansform Acoustic Coding) est un algorithme de compression qui traite le son en divisant le signal numérique échantilloné à 44.1Khz sur 16 bits d'un convertisseur de type ADC en 52 bandes de fréquences. L'algorithme arrive à reduire le débit d'information "nécessaire" pour enregistrer le son à stocker jusqu'à atteindre un ratio de 5:1.

Le PASC (codec de la DCC de Philips) fait un peu la même chose mais les bandes de fréquences ne sont pas découpées de la même manière. Il est dérivé du MPEG Layer 1 audio. Ratio de 4:1.

Les deux sont des algorithmes avec perte qui masquent les fréquences.

La différence de son est-elle audible entre un MD et un CD/DAT ?



Le MD emploie le codec ATRAC, qui est un format de compression et de masquage de certaines fréquences, il y a donc perte et destruction d'informations sonores. Le CD et le DAT emploient le PCM sur 16 bits, c'est à dire un format sans perte. Sur les appareils MD modernes (post-ATRAC 3.5) les utilisateurs ne trouvent pas de vraies différences de qualité de son entre la copie MD et CD original.

Les blind-tests réalisés montrent que les sujets n'ont pas trouvé de différence entre la musique compresée en ATRAC et la source originale, mais il peuvent pointer une différence lorsque des signaux et autres tonalités de tests spéciaux sont utilisés pour comparer.

Cependant, il y a une différence significative avec le DAT, c'est le fait que des différences sont de plus en plus grandes au fur et à mesure des générations de copies (c'est à dire des copies de copies). Et ce même en mode numérique (liaison optique ou coaxiale) à chaque copie ! A chaque repiquage sur un autre MD, tout le processus de décodage-réencodage par le codec ATRAC entre en action. Et au fur et à mesure des copies des artefacts apparaissent. Chose qui bien sur n'arrive pas sur DAT et CD.

Et entre un MD et une cassette DCC ?



Oui. Le format DCC utlise le codec PASC qui est un algorithme de compression qui génère moins de perte (4:1) que l'ATRAC (5:1) ce qui le rend plus musical. Cependant la plupart des tests faits pour partager les deux ont été faits avec des anciennes versions du codec ATRAC. Celui-ci ayant fortement évolué, ce tests ne sont donc plus vraiment valables.

Quel est le débit binaire de l'ATRAC après traitement ?



Débits binaire
Codec Description / Mode Débit
ATRAC SP - Stereo 292 kbit/s
ATRAC3 LP2 132 kbit/s
ATRAC3 LP4 66 kbit/s


Quelles sont les différences entre les versions du codec ATRAC/ATRAC3 ?



Il ne faut pas confondre ATRAC et ATRAC3 qui sont deux codecs différents.



Ici nous ne parleront que de l'ATRAC classique, le premier du nom, appelé également ATRAC-SP.

Au fur et à mesure des versions du codec ATRAC, c'est surtout la partie enregistrement qui a été améliorée d'une version à l'autre. Tout se joue dans la prise de décision de masquer les bonnes fréquences et d'allouer les bons bits au bon moment lors de l'encodage de la source sonore. Ceci afin notamment de réduire le bruit de quantification pour les sections AD-DA. C'est pour cela que les enregistrements faits sur des machines récentes avec une version d'ATRAC supérieure seront de meilleure qualité que les enregistrements faits sur du matériel plus ancien. Même si ces nouveaux enregistrement sont lus sur des platines très anciennes.

La partie décodage (lecture) est elle fixe, toutes les versions de l'ATRAC décodent le son à peu près de la même façon, même si il y a eu des améliorations elles ne sont pas aussi grandes que celles qui ont été faites dans la partie encodage.




Quelles sont les améliorations du codec ATRAC à l'oreille ?



Cette partie traite uniquement des puces ATRAC provenant de chez Sony. Sharp et Matsushita ont développé leur propres puces, mais peu d'informations ont filtrés sur leur évolution. Toutes sont basées sur les spécifications du format MD de Sony et sont interopérables, mais il n'est pas possible de les comparer sur le plan "sonore".

Voici un tableau issu du magazine allemand "Stéréo" de février 1996.

Petite explication sur le "Sparkling noise" :

Le terme "Sparkling noise" dans le texte suivant est une traduction imprecise du terme "Spratzeln", que l'on pourrait décrire comme le son que produit les bulles de CO2 à la surface d'une biere ou d'une boisson gazeuse. En effet, les premières versions du codec ATRAC laissaient entendre cet espèce de bruit, une sorte d'artefact sonore, qu'on pouvait entendre dans les silences musicaux. Cela constituait un réel défaut, défaut généré par un algorithme de codage encore trop jeune. Sony a corrigé cela avec le temps.

Evolution de la qualité sonore des versions 1 à 3.5 du codec ATRAC

ATRAC 1.0

ATRAC 2.0

ATRAC 3.0

ATRAC 3.5

Introduction

1992 (bâclé en raison de la DCC)

1994

1995

1996

Réponse en fréquence maximale

15KHz

18KHz

18KHz

18KHz

Bruit

Beaucoup!

Beaucoup moins

Filtre dynamique, pas de bruit dans les silences

==DAT

Qualité du son

Métallique

Proche du DAT

Aucune différence avec le DAT en "blind-test"

~=DAT

Sparkling Noise

Audible

Toujours audible

Audible seulement dans les passages silencieux

Disparu



Voici ce que cela donne avec la lecture et l'enregistrement entre des versions différentes du codec ATRAC :

Tests-croisés codec ATRAC entre les versions 1.0 à 3.5

Enregistreur
ATRAC 1.0
MDS-101

Enregistreur
ATRAC 2.0
MDS-501

Enregistreur
ATRAC 3.0
MDS-303

Enregistreur
ATRAC 3.5
MDS-JA3ES

Lecteur
ATRAC 1.0

(voir tableau précédent)

Réponse en fréquence toujours bridée à 15KHz mais moins de bruit

Réponse en fréquence toujours bridée à 15KHz mais moins de bruit

Réponse en fréquence toujours bridée à 15KHz mais moins de bruit et le "sparkling noise" a disparu

Lecteur
ATRAC 2.0

Réponse en fréquence toujours bridée à 15KHz mais moins de bruit et son toujours métallique

(voir tableau précédent)

Pas de différence avec un enregistreur ATRAC 2.0

Le "sparkling noise" a disparu, un peu moins de bruit qu'en ATRAC 2.0

Lecteur
ATRAC 3.0

Pas mieux

Pas mieux qu'en lecture avec de l'ATRAC 2.0

(voir tableau précédent)

Le "sparkling noise" a disparu, un peu moins de bruit que l'ATRAC 3.0

Lecteur
ATRAC 3.5

Pas mieux

Pas mieux au niveau du "sparkling noise" mais moins de bruit

Encore un peu de "sparkling noise" restant mais moins de bruit

(voir tableau précédent)



Toutes les versions de ATRAC sont compatibles entre-elles. Cependant, le résultat sera toujours plus médiocre si vous enregistrez avec une ancienne version du codec par rapport à une version récente, et ce même si vous lisez sur une platine avec un codec plus récent.

Sur un plan pratique :



Au niveau des copies multigénérations (copie de copie) :

Tests de copie
ATRAC 1.0 vers ATRAC 1.0 Après 5 générations : inacceptable, après 20 générations : horrible !
ATRAC 2.0 vers ATRAC 2.0 Après 5 générations : Pas de différences audible, après 20 générations : légère distorsion.
ATRAC 3.0 vers ATRAC 3.0 Pas mieux qu'avec l'ATRAC 2
ATRAC 3.5 vers ATRAC 3.5 Légèrement meilleur que l'ATRAC 3 au niveau du bruit.


Et techniquement parlant ?



Il n'y a pas beaucoup d'informations là dessus, hormis ce que dit Sony dans leurs brochures et ce qui apparait occasionnellement dans la presse spécialisée. Depuis que l'unité de transformation de base du codec ATRAC a été fixée à 11,6ms (de son à traiter), les améliorations ont été faites sur la précision du processus d'allocation des bits.

En résumé :

Évolutions techniques du codec ATRAC selon les générations
Version

Résolution DSP

Résolution A-D/D-A

Commentaire
ATRAC 1.0

16 bits

16 bits

Deux puces séparées (pour chaque canal gauche et droite). Réponse en fréquence bridée à 15Khz.
ATRAC 2.0

16 bits

16 bits

Canaux gauche et droite combinés en une seule puce. Réponse en fréquence poussée à 18Khz.
ATRAC 3.0

16 bits

16 bits

La puce mémoire antishock est intégrée à la puce ATRAC.
ATRAC 3.5

20 bits

18/20 bits *

Apparition du "Block Floating" améliorant les performances sur les faibles signaux et silences.
ATRAC 4.0

24 bits

20/24 bits *

Réponse en fréquence poussée à 19Khz.
ATRAC 4.5

24 bits

20/24 bits *

Apparition du "Adaptive high frequency control technology", permettant de gagner 3db sur le bruit, la réponse en fréquence passe à 20Khz.
ATRAC Type-R

24 bits

20/24 bits *

Intelligent Bit Reallocation = Processeur plus rapide qui permet de réaliser deux passes lors de l'allocation des bits.
ATRAC Type-S

?? bits

20/24 bits *

Puce qui combine un codec ATRAC Type-R et une version améliorée de l'ATRAC3 en lecture. Pour la partie LP : Gain de 6db sur le bruit en lecture. Meilleur sur les petits signaux.


Le * signifie que cela dépend des modèles de puce A/N et N/A implantées dans l'appareil.

La notion de "bits" pour une platine MiniDisc est très compliquée à cerner pour le commun des mortels car elle apparait à plusieurs niveaux dans la chaîne de traitement du son à des échelles différentes ! Surtout lorsque l'analogique est de la partie. Il faut distinguer 5 niveaux de résolution (en bits) dans la chaîne de traitement du son :



A chaque étape on peut (plus ou moins) mettre ce qu'on veut : du 16, du 18, du 20 ou du 24 bits. Et avec tout ça on peut donc facilement tricher !

C'est d'ailleurs pour cela qu'est apparu le terme de "Wide Bit Stream" chez Sony : c'est le petit nom commercial donné aux puces ATRAC 4.0 et 4.5 car elles possèdent des interfaces (pour communiquer avec les puces convertisseur A/N et N/A) sur une largeur de bus de 20 bits. La version 3.5 aurait d'ailleurs pu elle aussi être estampillée pareil.

Sony a préféré utiliser cette terminologie pour ne pas tromper ses clients. Comme la firme aurait pu le faire en inscrivant sur ces produits "Résolution 24bits de la mort qui tue" car la puce ATRAC 4.0 (DSP) travaille en interne en 24bits. Or se serait faux et trompeur car les entrées/sorties (interfaces) de cette puce ATRAC 4.0 se font sur 20bits seulement (Voir schéma ci -dessous). Et puis de toute façon tout est ramené à 16 bits une fois sur le disque ! Il faut bien que les spécifications de 1992 soient respectées !

Pour vulgariser : plus le nombre de bits est élevé (dans TOUTE la chaîne), plus la précision est meilleure, plus le son sera fidèle.

Plus d'informations sur le "Wide Bit Stream" de l'ATRAC 4 et 4.5 :



Traduit du japonais par Eric Woudenberg.



Les versions d'ATRAC sont toutes rétrocompatibles ?



Oui. Vous pouvez enregistrer avec une platine en ATRAC 1.0 et lire le MD sur une ATRAC 4.5. L'inverse est possible sans problème. Le seul souci concerne les MD enregistrés en mode MONO qui ne peuvent être lus sur les premiers appareils comme la MDS-101.

Quelle est la version de l'ATRAC embarquée par mon appareil MD ?



Un petit schéma pour aider :



Sinon vous pouvez trouver cette information en parcourant les liens suivants :

Comparatif matériel minidisc Sony
http://www.minidisc.org/atrac_versions.html
http://www.minidisc.org/equipment_browser.html

Si vous avez le manuel de service (schéma) de votre appareil, vous pouvez le déterminer à partir du modèle de la puce ATRAC :

Correspondance entre modèle de puce et version du codec ATRAC

Version ATRAC

Puces

ATRAC 1 CXD2527R
ATRAC 2 CXD2531R, CXD2531BR
ATRAC 3 CXD2535AR, CXD2535BR, CXD2536R
ATRAC 3.5 CXD2536A, CXD2536B, CXD2536AR, CXD2536CR
ATRAC 4 CXD2650R, CXD2652R, CXD2652AR
ATRAC 4.5 CXD2537R, CXD2654R, CXD2660GA
ATRAC Type-R CXD2656R
ATRAC Type-R + ATRAC3 (MDLP) CXD2662R, CXD2671, CXD2677
ATRAC Type-S CXD2664R, CXD2667R, CXD2676, CXD2678, CXD2680


Sujets spécifiques / Divers



C'est quoi la TOC ?



La TOC signifie "Table Of Contents", c'est à dire la table des matières de ce que contient le disque et diverses autres informations concernant le disque. La TOC contient la liste des pistes et leur emplacement ainsi que les titres. Selon le type de disque elle est différente et ne contient pas tout à fait la même chose :



Lorsqu'un Minidisc est inséré dans un lecteur, ce dernier à pour première tâche de lire la TOC, puis ensuite de lire l'UTOC pour un MD enregistrable. Lorsque l'utilisateur enregistre une nouvelle plage ou utilise les fonctions de montage (NAME/DIVIDE/ERASE/COMBINE...) c'est cette UTOC qui est mise à jour.



Sur les appareils portables, généralement après chaque action la UTOC est mise à jour sur le disque.
Sur les appareils fixes, comme les platines de salon, généralement la UTOC modifiée est inscrite sur le disque au moment de l'éjection.

Certaine appareils (notamment chez Sony) indiquent "TOC Writing" ou 'TOC Edit" pendant cette opération. En réalité il faut comprendre "UTOC Writing/Edit".

Un MD peut-il sauter pendant la lecture ?



Avant de lire la musique, les données musicales sont placées dans une mémoire tampon par les circuits de lecture. Cette mémoire tampon peut atteindre 10 voire 30 secondes. Un MD est toujours lu plus vite qu'il n'y a besoin, de ce fait normalement la lecture du disque remplit plus vite la mémoire tampon qu'elle ne se vide. Si coupure du son il y a, cela veut dire que le bloc optique et les circuits n'ont pas su lire le média pendant plusieurs secondes de suite, ce qui est inquietant.



Cette mémoire tampon existe aussi bien sur les baladeurs que sur les appareils fixes (de salon ou de studio). Graçe à elle, il n'existe pas d'effet de lecture en boucle comme on peut l'entendre sur un CD rayé. Du genre : "JE SUIS MALADE, COMPLEMENT MALA-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A"... Un MD ne peut pas "sauter" comme on peut l'entendre sur un CD rayé. Mais par contre, si le disque ne peut être lu, s'il est en trop mauvais état ou en raison de fortes secousses longues par exemple, le son se coupera jusqu'a ce que le disque puisse de nouveau être lu. Et le son reprendra exactement où la lecture s'est interrompue.

A quoi sert le petit interrupteur "Timer" (REC-OFF-PLAY) sur la platine ?





L'interrupteur "Timer" sert à indiquer ce que doit faire la platine lorsque vous la branchez. C'est utile uniquement lorsque vous raccordez la prise de courant de la platine à un programmateur externe journalier.

Sur OFF, la platine ne fera rien et restera en veille.
Sur PLAY, la platine commencera à lire le disque présent dans la platine.
Sur REC, la platine commencera à enregistrer sur le disque présent dans la platine.

Usage courant : Commencer l'enregistrement d'une emission de radio ou de télé à telle heure lorsque vous êtes absent.

Qu'est ce que le "Scale Factor Edit" ?



Sony à indroduit cette fonctionnalité en 1999 sur certains modèles. Avec ceci il est possible de changer le volume d'une plage déjà enregistrée. Il peut se faire sur une piste ou sur un morceau de piste en modifiant une information, le "facteur d'échelle" de chaque groupe sonore. Cette opération est toutefois déconseillée car même si elle est réversible elle possède une bonne limitation.

Pour vous illustrer la chose, je vais utiliser Wavelab, voici le son original :



Augmentation du volume modéré avec le Scale Factor Edit :



Si on augmente trop le volume avec le Scale Factor Edit, vous allez mettre tous les bits aux maximum et c'est la saturation (comme la loud war) :



Si vous diminuez le Scale Factor Edit après :



Votre saturation sera toujours là et pas de retour arrière possible. La même chose en sens inverse. Si vous l'utilisez pour abaisser le volume d'une piste à un point que certains facteurs soient mis à zéro, c'est à dire que les passages au niveau de son faible deviendront silencieux, les informations seront perdues. Et ce même si vous revenez en arrière en augmentant le facteur.

Il se passe quoi si je manipule/tape mon appareil pendant qu'il enregistre ?



Le système du tampon d'écriture fonctionne aussi en mode enregistrement, seulement le laser peut avoir dévié et effacé des données sur les secteurs de la spirale autres que celles sur lesquels il est censé intervenir.

Lors de l'enregistrement l'appareil ne doit pas être soumis à des vibrations sous peine de mal écrire le média. C'est la même chose que lorsqu'on vous donne un coup de coude pendant que vous rédigez une lettre manuscrite ;-).

Il y a-t-il une limitation dans le titrage des pistes ?



Un MD peut stocker 1785 caractères pour titrer le disque et toutes vos plages. Après ces ces 1785 caractères sont à utiliser (répartir) comme bon vous semble pour nommer les pistes.
Attention toutefois, certains appareils peuvent n'afficher que les n premiers caractères de vos titres.

Il y a-t-il une fonction d'annulation sur les appareils MD ?



Vous avez fait une mauvaise manipulation comme par exemple effacer une piste ? Mais évidemment si vous éjectez votre MD ce sera trop tard, la UTOC fausse (avec la piste en moins) va être inscrite !

Chez Sony, il existe plusieurs pistes :



Les MD de nettoyage disponibles dans le commerce sont-ils efficaces ?



Ils peuvent aider pour ceux qui sont fainéants, c'est à dire ceux qui ne veulent pas démonter leur appareils pour nettoyer la lentille et la tête d'écriture à la main.
Il est vrai que dans certains cas c'est pas pratique (du genre les autoratio), dans ce cas ça se comprend.

Comme il est dit ici : http://forums.sonyinsider.com/topic/20126-best-cleaning-md-for-hi-md-recorders/ , il existe deux types de nettoyeur pour appareil MiniDisc.



Le premier type : les "MD LENS CLEANER", comme leur nom l'indique, ils se contentent de balayer la lentille avec une fine brosse. Et c'est tout. Ils ont pour fonction de virer la poussière qui se serait posée dessus. Ils s'utilisent en mode lecture pendant quelques secondes...

Quelques références de nettoyeurs de lentilles :





Le second type : les "MD HEAD CLEANER" (oui la différence est subtile mais ce n'est pas du tout la même chose). Ceux là procèdent au nettoyage de la tête d'enregistrement (par le dessus). Ils s'utilisent en simulant un enregistrement, la tête d'écriture tombe à la surface du disque MD pour être "nettoyée".

Quelques références de nettoyeurs de têtes d'enregistrement :



Il est facile de les distinguer : le clapet protecteur est différent comme entre un MD pré-enregistré et un MD enregistrable.
Donc ne vous trompez pas si vous en achetez un !
Mais je suppose que vous m'avez fort compris : il faut en un acheter de chaque sorte ! Et oui : un pour la lentille et un autre pour la tête d'écriture.

Quelques références de pack :



Voici des modèles spéciaux qui font les deux types de nettoyage avec un seul MD :



Méthode d'utilisation (anglais) : http://www.minidisc.org/head_cleaning.html

Le matériel Minidisc



Pour débuter, que me conseillez-vous ?



Vous avez envie d'essayer le support Mini-Disc (à moindre frais) ? Dénichez-vous en premier une platine de salon. Car d'une part c'est avec un appareil fixe que vous obtiendrez les meilleurs résultats au niveau son. D'autre part, le large afficheur et les gros boutons seront des alliés de taille pour manipuler le menu lorsque vous voudrez faire de l'édition (du montage). Chose plus délicate à faire sur un baladeur.

En premier lieu trouvez-vous une platine qui ne fait pas MDLP ni Net-MD, uniquement SP, ce sont les plus anciennes et donc "normalement" les moins chères. Pas la peine de vous jeter absolument sur les platines Type-R ou Type-S. Pour découvrir le MiniDisc faites simple au départ en jouant avec le mode SP (stéréo). Pour cela je vous recommande chaudement la Sony MDS-JE520. C'est une valeur sûre, la platine pour débutant ! Évitez la MDS-S39, sur Minidisc.org elle est présentée comme sa petite sœur mais en fait il n'en est rien, c'est une belle bourde.



La JE520 est une basse/moyenne gamme faite en plastique et en tôle certes, mais elle a de très bons atouts qui la rendent très conviviale à l'usage. De plus, elle s'est bien vendue, et comme elle n'est pas rare, vous en trouverez une pour moins de 50 euros sur Le Boin Coin avec laquelle vous pourrez vous faire la main sur le MiniDisc facilement. Et croyez-moi elle les vaut bien.

Un lien intéressant : http://www.audiovintage.fr/leforum/viewtopic.php?f=23&t=27525

La JE520 possède :



Si vous vous sentez emballé par le format vous pourrez ensuite acquérir une platine plus haut de gamme. :)

Si vous pouvez obtenir le modèle MDS-JE530 (même gamme, même design mais ATRAC Type-R et réglage de vitesse de lecture en plus) c'est bien aussi.

Existe-il un comparatif pour pouvoir choisir son matériel MD ?



Pour la marque Sony, utilisez ce tableau : http://goo.gl/VuYUhd

Consultez également cette page qui regroupe plus de marques et de modèles (en anglais) : http://www.minidisc.org/equipment_browser.html

Quelles sont les marques ayant fabriqué des appareils MiniDisc ?



Beaucoup, essentiellement des marques japonaises (liste non exhaustive) :



Le matériel de marque Sony étant le plus répandu.

Tous les appareils MiniDisc peuvent enregistrer ?



Non. Certains appareils MD ne sont que des lecteurs. C'est le cas notemment de certains baladeurs et de certaines platines de studio. Consultez les spécifications du modèle de votre appareil pour être sûr.

Les enregistreurs de MiniDisc sont-ils aussi des lecteurs ?



Oui. Si votre appareil MiniDisc peut enregistrer les Minidiscs il peut aussi les lire.

Comment reconnaitre le type d'un appareil selon son numéro de modèle ?



Nommage des appareils MiniDisc fixes (platines) chez Sony
MDM-... Tables de mixage multipistes (à enregistreur MD intégré)
MDX-... Autoradios MD
MDS-... Platines MD
MXD-... Platines MD/CD
MZ-... Baladeurs MD


Comment reconnaitre la gamme d'un appareil selon son numéro de modèle ?



Gammes des appareils MiniDisc fixes (platines) chez Sony

Marquage

Commentaire

Exemple de
modèle

MDS-

Méthode de nommage initiale des platines MD de 1992 jusqu'à 1995 MDS-101
MDS-503

MDS-B

Platines de broadcast, studio format non rackables MDS-B1
MDS-B5

MDS-E

Platines de broadcast, studio rackables MDS-E52
MDS-E11

MDS-JA

Platines de salon très haut de gamme (ES - Elevated Standard), depuis 1997 MDS-JA22ES
MDS-JA30ES

MDS-JB

Platines de salon haut de gamme (QS - Quality Select) (façade alu) MDS-JB920
MDS-JB940

MDS-JE

Platines de salon bas de gamme tout plastique (depuis 1996) MDS-JE500
MDS-JE440

MDS-S

Platines d'appoint de taille mini destinées à accompagner une mini-chaîne de la marque au design similaire MDS-S38
MDS-S40


Seule exception : la MDS-JE700, elle possède une façade en alu et une petite étiquette QS, mais n'est pas parmi les MDS-JB, je ne sais pas pourquoi, elle aurait du s’appeler MDS-JB700 en fait.

Le chiffre qui suit les lettres (ou le tiret) représente la gamme (de 1 à 9).

Gammes des appareils MiniDisc fixes (platines) chez Sony
Marquage Gamme
MDS-JE3xx/4xx Bas de gamme
MDS-JE5xx/6xx Moyenne gamme
MDS-JB7xx/9xx Haut de gamme


Gammes des appareils MiniDisc portables (baladeurs) chez Sony

Marquage

Lecture ATRAC SP

Enregistrement ATRAC SP
(par entrée micro, ligne ou optique)

Télécommande Radio FM

Connexion NetMD (USB)

Lecture de Hi-MD

Enregistrement de Hi-MD
(par entrée micro, ligne ou optique)

Caméra intégrée

Exemple de modèle

MZ-E

MZ-E20
MZ-E600
MZ-R

MZ-R30
MZ-R90
MZ-G

MZ-G750
MZ-G755
MZ-N

MZ-N10
MZ-N710
MZ-NE

MZ-NE410
MZ-NE810
MZ-EH

MZ-EH1
MZ-EH50
MZ-NH

MZ-NH700
MZ-NH900
MZ-RH

MZ-RH1
MZ-RH10
MZ-NHF

MZ-NHF800
MZ-NH...D

MZ-NH600D
MZ-NH3D
MZ-DH

MZ-DH10P
MZ-B

Dictaphones

MZ-B3


Où puis-je trouver le mode d'emploi pour mon matériel MD ?



Pour les appareils Sony, tentez votre chance sur le site officiel : http://www.sony.fr/support/fr/
Sinon vous trouverez une copie (par contre souvent en anglais) sur minidisc.org : http://www.minidisc.org/equipment_browser.html

Mon matériel Mindisc est en panne, que puis-je faire ?



Vous pouvez consulter ces 2 "guides" pour tenter de résoudre votre problème :

Version 1 (2004-2011) : http://jonathan.dupre.free.fr/articles/articles.php?id=8&cat=17
Version 2 (2013) : http://jonathan.dupre.free.fr/articles/articles.php?id=50&cat=17

Le MDLP (Long-Play)



En quoi consiste le MDLP ?



Le MDLP est un moyen qu'a développé Sony pour faire tenir plus de musique, plus de son, sur un support MiniDisc (de 60, 74 ou 80 minutes peu importe). Pour cela Sony a développé un nouveau codec appelé ATRAC3 qui permet de descendre en débit binaire afin d'occuper moins d'espace sur le Minidisc. En contrepartie la qualité du son est moins bonne.

Le MDLP propose deux modes pour enregistrer le son :

Modes d'enregistrment offerts par le MDLP
Mode Débit binaire Joint-Stereo Temps disponible avec un MD de 80 minutes Qualité
LP2 ~ 132 Kbit/s Non 160 minutes Assez proche de l'ATRAC SP
LP4 ~ 66 Kbit/s Oui 320 minutes Distortion audible, pour usage nomade


Ces modes MDLP sont-ils disponibles sur tous les appareils Minidisc ?



Non. Le MDLP est apparu en septembre 2000 lors de la sortie de la platine MDS-JB940 de Sony. Il s'agit d'une évolution de la norme du format Minidisc qui est vendu depuis 1992 déjà. Le MDLP s'est vite généralisé dans les appareils Minidisc mais les anciens modèles ne sont pas compatibles avec.

Normalement l'appareil doit comporter le logo suivant :



Pourquoi "ATRAC3" alors qu'il existe déjà l'ATRAC 4.5 ?



Je vous l'accorde c'est un peu le bazar. Il est très facile de s'y perdre. En fait, tous les appareils qui ne sont pas MDLP utilisent le codec ATRAC tout court, également appelé ATRAC1 ou ATRAC-SP. L'ATRAC1 ayant subit des améliorations au fil du temps, Sony avait décidé d'y introduire des numéros de versions. Mais ces derniers concernent toujours et uniquement l'ATRAC1. Exemple : lorsque l'on parle de l'ATRAC (tout-court) 4.5, il s'agit de l'ATRAC1 en version 4.5.

Ainsi, il est très facile de confondre ATRAC 3 et ATRAC3 (notez l'espace entre le C et le 3).

Donc il y a ATRAC1 et ATRAC3. Mais où est l'ATRAC2 ?



L'ATRAC2 a bien été conçu et il est resté dans le monde professionnel et est utilisé dans le domaine du MD-Data, mais pour le grand public il a été refondu en ATRAC3 et a été renommé ainsi pour le grand public. Aucun appareil ATRAC2 n'existe pour le grand public. Une légende dit que Sony a renommé le nom du codec en raison de la popularité grandissante du format MP3 à cette époque via Internet. Sur le plan marketting, sortir un format qu'y n'en était qu'à la version 2 aurait pu être perçu comme un format moins avancé.

Qu'est ce que l'ATRAC3plus ?



L'ATRAC3plus est encore un autre codec qui diffère légèrement de l'ATRAC3, enfin un nom comme ATRAC4 aurait été plus approprié. L'ATRAC3plus est utilisé dans l'univers du Hi-MD (voir ci-dessous) et dans certains baladeurs CD.

Puis-je enregistrer des pistes en mode "LP" et d'autres en mode "SP" sur le même disque ?



Oui. Vous pouvez les mélanger.

Est-ce que les pistes enregistrées en mode "LP" peuvent être lues sur des appareils non-MDLP (anciens) ?



Non.

Et que se passe-t-il si j'essaye de lire une plage LP dans un appareil non-MDLP ?



Il n'y a aura pas de son, juste du silence. Une piste de 20 minutes enregistrée en mode LP2 ou LP4 deviendra une piste muette de 10 minutes.
Les appareils non compatibles avec MDLP afficheront le nom de la piste avec les caratères "LP:" au début du titre. Ces caractères sont enregistrés par les appareils MDLP lors du titrage. Les machines MDLP retirent cette marque de l'afficheur lorsqu'il s'agit d'une piste energistrée en mode LP.

Un appareil MiniDisc MDLP peut-il quand même lire les pistes enregistrées en mode "SP" ?



Oui.

Un appareil MiniDisc MDLP peut-il aussi enregistrer en mode "SP" ?



Oui.

Un appareil MiniDisc non-MDLP peut-il titrer les pistes enregistrées en mode "LP" ?



Oui.

Le Net-MD



En quoi consiste le Net-MD ?



Jusqu'à présent il n'y avait qu'une seule façon d'enregistrer du son sur un Minidisc : il fallait le faire en temps-réel, via une entrée ligne, une prise micro ou une entrée numérique (Optique ou Coaxiale). Comme pour enregistrer sur une cassette audio. Apparu au milieu de l'année 2001 sur le baladeur Sony MZ-N1, le Net-MD permet à un appareil Minidisc d'être relié à un ordinateur via une prise USB. Avec l'interface Net-MD on peut transférer sa musique depuis l'ordinateur plus rapidement (jusqu'à 64x pour une piste LP4).

Il s'agit là encore d'une extension du format MiniDisc.

Un appareil Minidisc compatible Net-MD soit aborder ce logo :



Le Net-MD est-il propriétaire ?



Oui. Les appareils Net-MD ont besoin d'un logiciel complémentaire (à installer) sur le PC pour contrôler l'appareil et transférer les données. Il s'agit d'un protocole de transfert proprétaire même si la prise est de type USB.

Avec un logiciel Net-MD vous pouvez aussi éditer la TOC (titrer des pistes, diviser, etc...).

Comment ça marche ?



Un peu comme iTunes. Vous importez des sons dans une base bibliothèque. Le logiciel Net-MD encode ses sons en ATRAC3 puis transfère la plage convertie sur le MiniDisc.

Quels sont les logiciels disponibles ?



Logiciels commerciaux

Logiciel

Editeur

S.E.

Commentaires

RealOne RealNetworks Windows RealPlayer avec le plug-in Net-MD
Sonic Stage Sony Windows Remplace le logiciel OpenMG Jukebox
OpenMG Jukebox Sony Windows Premier logiciel de gestion du Net-MD
Beat Jam JustSystem Inc. Windows Logiciel livré avec les appareils Net-MD de Panasonic
Muria Kenwood Windows Logiciel livré l'appareil le MDX-J9 de Kenwood
InterJuke JVC Windows Logiciel livré l'appareil le SS-NT1MD de JVC


Logiciels libres

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Editeur/Auteur

S.E.

Open/NMD Project Open source Linux / MacOS
Win NetMD Christian Klukas Windows
Xmd v0.1 Open source / Pete Bentley MacOS X, Darwin, FreeBSD
M3U2Sburner Paolo Sessa Windows
SimplerMD Clint Mers Windows
GNetMD Pete Ryland Unix / Linux


Quelles sont les limitations du système Net-MD ?





Capture d'écran du logiciel SonicStage :



Tous les appareils MiniDisc sont-ils Net-MD ?



Non. Le Net-MD s'est généralisé sur les baladeurs à partir de 2001 car il est plutot destiné à un usage nomade. Le but reste quand même de vite transférer sa musique sur le support pour pouvoir l'emporter. Le Net-MD n'a été implanté que sur 4 platines Sony : MDS-JE780, MDS-JB980, MDS-NT1 et MDS-S500.

Où trouver la dernière version de Sonic Stage ?



Il est impossible de le trouver sur les sites de Sony, la marque ayant décidée de ne plus supporter ce logiciel...elle a estimée que ça ne valait pas la peine d'encombrer ses serveurs avec.
Vous en trouverez une version sur le forum Sony Insider. Cette version est une version modifiée par un membre qui à la réputation d'être plus stable : http://forums.sonyinsider.com/files/file/95-sonicstage-43-ultimate-edition/

Mais comme sur d'autres forums aux principes à la con, il faut s'inscrire pour pouvoir télécharger le fichier. Si vous n'avez pas envie de vous inscrire, je vous le met à disposition ici (36 Mo) : http://goo.gl/qYkj5M

Le Hi-MD



A partir d'ici je vous laisse avec une autre F.A.Q., celle faite par un certain François-Nicolas (alias JFK), ex-membre du forum MDfr (forum aujourd'hui disparu). Cette F.A.Q. est très complète et très documentée. En tant que vestige d'une époque révolue, je l'ai laissée telle quelle tellement elle est riche d'informations et bien faite. Bonne lecture.

PS : Cette page ayant été rédigée en 2005, il va de soit que les liens internet hypertextes que vous allez y trouver dedans sont quasi tous morts et qu'ils vous mèneront à des erreurs 404. N'oubliez pas que vous pouvez utiliser la Wayback Machine de l'Internet Archive pour retrouver certaines des pages disparues !



Accèder à la F.A.Q. sur le Hi-MD



Liens / Sources




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